30.3 Alléluia ! (19 :1)


Ap 19 :1 Après quoi j’entendis comme un grand bruit de foule immense au ciel, qui clamait : « Alléluia ! Salut et gloire et puissance à notre Dieu, {2} car ses jugements sont vrais et justes : il a jugé la Prostituée fameuse qui corrompait la terre par sa prostitution, et vengé sur elle le sang de ses serviteurs. »

{3} Puis ils reprirent : « Alléluia ! Oui, sa fumée s’élève pour les siècles des siècles ! »

{4} Alors, les vingt-quatre Vieillards et les quatre Vivants se prosternèrent pour adorer Dieu, qui siège sur le trône, en disant : « Amen, alléluia ! »

{5} Puis une voix partit du trône : « Louez notre Dieu, vous tous qui le servez, et vous qui le craignez, les petits et les grands. »

{6} Alors j’entendis comme le bruit d’une foule immense, comme le mugissement des grandes eaux, comme le grondement de violents tonnerres ; on clamait : « Alléluia ! Car il a pris possession de son règne, le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout. {7} Soyons dans l’allégresse et dans la joie, rendons gloire à Dieu, car voici les noces de l’Agneau, et son épouse s’est faite belle : {8} on lui a donné de se vêtir de lin d’une blancheur éclatante »

- le lin, c’est en effet les bonnes actions des saints.

La prostituée est détruite, et en contraste au deuil de la terre, ceux au ciel se réjouissent. Les saints se réjouissent parce que :

  1. Dieu a jugé la prostituée fameuse qui corrompait la terre et vengé sur elle le sang des saints (v2).
  2. Le Seigneur a pris possession de son règne et l’heure des noces de l’Agneau est venue (v7).
  3. L’épousée est présentée en contraste avec la prostituée.

v1 Après quoi j’entendis comme un grand bruit de foule immense au ciel, qui clamait : « Alléluia ! Salut et gloire et puissance à notre Dieu, - En contraste avec les lamentations du monde sur la chute de Babylone, on voit ici la réjouissance de ceux au ciel. Ces accolades sont une invitation aux saints, aux apôtres et aux prophètes au ciel de se réjouir car Dieu a jugé la grande cité et la puni pour sa conduite envers eux, 18 :20. L’ange donne la description de sa destruction et ensuite la joie et les louanges commencent et continuent au verset 7 dans une cacophonie glorieuse. Dans Jr 51 :48, il y a joie au ciel et sur la terre à la destruction de la cité Babylone. La foule immense ici, se trouve au ciel, et représente sans doute les martyrs, voir prochain verset. La foule pourrait être le même groupe que celui de verset 6, qui est constitué de tous les saints. Une foule immense que nul ne pouvait dénombrer se tenait devant le trône et devant l’Agneau dans 7 :9, elle rend grâce à Dieu et à l’Agneau pour son salut (7 :10). C’est ici le seul endroit dans le NT où l’on trouve « Alléluia ! (Salut et gloire au Seigneur) voir versets 3,4,6. Pourtant, c’est une expression courante dans les Psaumes.

v2 - car ses jugements sont vrais et justes : il a jugé la Prostituée fameuse qui corrompait la terre par sa prostitution, et vengé sur elle le sang de ses serviteurs. » - Ses jugements de la prostituée sont justes, et il la juge selon sa conduite, car elle a corrompu le monde et versé le sang des serviteurs de Dieu. Dieu vient de répondre aux cris des martyrs, de 6 :10 (c.f. Dt 32 :43, 2R 9 :7, Ps 79 :10). On trouva la femme saoule du sang des saints, Ap 17 :6.

v3 - Puis ils reprirent : « Alléluia ! Oui, sa fumée s’élève pour les siècles des siècles ! » - Notez, ils crient « Alléluia ! » La prostituée partagent le même destin de ceux qui adorent la Bête (Ap 14 :11), le diable, la Bête et le faux prophète (Ap 20 :10), la fumée de leur supplice s’élève pour les siècles des siècles. Elle a le même destin que les cités de Sodome et Gomorrah (Gn 19 :28) et Edom (Is 34 :10).

v4 - Alors, les vingt-quatre Vieillards et les quatre Vivants se prosternèrent pour adorer Dieu, qui siège sur le trône, en disant : « Amen, alléluia ! ». - Les vingt-quatre Vieillards crient « Amen » en tant que représentants de l’église. Dans 7 :11-12, les Vieillards et les quatre Vivants se prosternent pour adorer Dieu. Ceci est la dernière fois que l’on entend les Vivants et les Vieillards.

v5 - Puis une voix partit du trône : « Louez notre Dieu, vous tous qui le servez, et vous qui le craignez, les petits et les grands. » {6} Alors j’entendis comme le bruit d’une foule immense, comme le mugissement des grandes eaux, comme le grondement de violents tonnerres ; on clamait : « Alléluia ! Car il a pris possession de son règne, le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout. - C’est un son glorieux, d’entendre la foule immense clamer ensemble (notez, ils ne chantent pas) « Alléluia ! Car il a pris possession de son règne, le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout ». Jean décrit le son comme les mugissement des grandes eaux, comme le grondement de violent tonnerres, tellement la foule est immense. Dans chapitre 4 on voyait que Dieu régnait sur l’univers, maintenant il a montré qu’il est vraiment en possession de son règne en détruisant la prostituée fameuse. La destruction de la trinité : la Bête, le faux prophète et le dragon, a lieu plus loin.

v7 - Soyons dans l’allégresse et dans la joie, rendons gloire à Dieu, car voici les noces de l’Agneau, et son épouse s’est faite belle : - On parle des noces de l’Agneau au repas pascal (Mt 26 :26-29), « Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu’il vienne. » (1Cor 11 :23-26). Ils rendent gloire à Dieu, la Jérusalem Nouvelle descend du ciel et le plan de salut sera accompli. L’idée de l’époux et de l’épousée se trouve dans Is 62 :5 et Mt 9 :15. Jésus s’appelle, lui-même, l’époux, et on le retrouve dans le parabole des dix vierges de Mt 25 :1. Jean le Baptiste se nomme lui-même, l’ami de l’époux (Jn 3 :29), l’épouse est les disciples. Lorsque Jésus revient, il emportera son épouse pour être réunie avec lui pour toujours (1Th 4 :16-17). Les noces de l’Agneau sont en contraste avec la destruction de la prostituée où « la voix du jeune époux et de l’épouse chez toi ne s’entendra jamais plus » (18 :23). L’épouse, c’est à dire l’église, s’est faite belle pour les noces de l’Agneau, voir 19 :9. L’épouse est décrite précédemment dans 14 :4-5 comme vierge et immaculé, voir Ep 5 :25-26. L’épouse est décrite plus loin dans Ap 21 :2, et 21 :9.

Hendriksen passe en revue les coutumes de mariage des hébreux. D’abord il y a la promesse en mariage. L’engagement est plus sérieux que nos « fiançailles ». Les termes du mariage sont acceptés en présence de témoins et la bénédiction de Dieu est prononcée devant cette union. A partir de ce jour-là, le marié et la mariée sont homme et femme (2Cor 11 :2) selon la loi. Ensuite il y a l’intervalle entre la promesse de mariage et les noces. Pendant cet intervalle, le marié paie la dot au père de la mariée s’il ne l’a pas déjà fait (Gn 34 :12). Parfois la dot est sous forme de service rendu (Gn 29 :20). Ensuite vient la procession à la fin de l’intervalle. La mariée se fait belle. Le marié met ses plus beaux habits et, accompagné par ses amis, qui chantent et portent des lampes, va à la maison de la mariée. Le marié reçoit la mariée et la ramènent, avec la procession, chez lui, ou chez ses parents (Mt 9 :15, c.f. Mt 25 :1). Lorsque le marié venait de loin, le festin des noces avait lieu à la maison de la mariée. Enfin, il y avait le festin des noces. Les fêtes duraient sept jours ou plus.

La mariée est l’église, et le Christ est le marié. L’église est promise en mariage au Christ, qui lui, a payé la dot de son sang. L’intervalle de la séparation est le temps donné à la mariée pour se faire belle. Après cela, le marié, accompagné de ses anges, vient recevoir son épouse et les noces commencent. Le festin ne dure pas plusieurs semaines, mais toute l’éternité. A travers la dispensation de l’AT les noces furent annoncés. La promesse de mariage a eu lieu lorsque le Christ est devenu chair et sang. La dot, fut payée sur le Calvaire et, après l’intervalle, le marié revient et le festin des noces de l’Agneau commence. Même maintenant, Jésus prépare la place de sa mariée, il reviendra la chercher et elle sera avec lui pour l’éternité (Jn 14 :2-3, 1Th 4 :17).

v8 - on lui a donné de se vêtir de lin d’une blancheur éclatante » - le lin, c’est en effet les bonnes actions des saints. - Voir d’autres références du livre où l’on revêt les habits blancs : Ap 3 :4, Sardes s’habille en blanc ; 3 :18, Laodicée - des habits blancs pour t’en revêtir ; 6 :11, ceux de la grande épreuve portent des habits blancs ; 7 :9 la foule immense porte des robes blanches ; 7 :14 - ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. « On lui a donné de se vêtir » signifie que ce droit lui vient de Dieu.

Heureux les gens invités au festin de noce de l’Agneau (19 :9)

Ap 19 :9 Puis il me dit : « Ecris : Heureux les gens invités au festin de noce de l’Agneau. Ces paroles de Dieu, ajouta-t-il, sont vraies. » {10} Alors je me prosternai à ses pieds pour l’adorer, mais lui me dit : « on, attention, je suis un serviteur comme toi et comme tes frères qui possèdent le témoignage de Jésus. C’est Dieu que tu dois adorer. » Le témoignage de Jésus, c’est l’esprit de prophétie.

v9 - Puis il me dit : « Ecris : Heureux les gens invités au festin de noce de l’Agneau. Ces paroles de Dieu, ajouta-t-il, sont vraies. » - On dit a Jean de l’écrire, alors la bénédiction suivante a de l’importance (c.f. 14 :13, 21 :5), elle est une parmi sept bénédictions dans le livre de l’APOCALYPSE. Dieu a décrété que son Fils devait se marier et que la salle devait être pleine d’invités (Mt 22 :9-10, Lc 14 :23). Les invités sont l’église. On trouve l’image du festin des noces, dans deux paraboles : le roi qui donna un festin de noce en honneur de son fils, et les dix vierges (Mt 22 :2, 25 :10, Lc 14 :16). On voit l’église comme la mariée du Christ , verset 7. Voir également Mt 26 :29, Mc 14 :25, Lc 22 :18, Is 25 :6-9, Lc 13 :29. Ici c’est l’introduction à la partie suivante, le grand festin de Dieu. L’allégresse du festin de noce de l’Agneau doit être contraster au grand festin de Dieu (verset 17).

v10 - Alors je me prosternai à ses pieds pour l’adorer, mais lui me dit : « Non, attention, je suis un serviteur comme toi et comme tes frères qui possèdent le témoignage de Jésus. C’est Dieu que tu dois adorer. » Le témoignage de Jésus, c’est l’esprit de prophétie. - Jean se prosterne devant l’ange lorsque l’ange dit, au verset précédant, « Ces paroles de Dieu sont vraies » et après avoir vu la foule immense des saints au ciel, accompagnée du ciel, chanter la gloire de Dieu. Il y a des références dans l’AT où l’homme rend hommage aux anges mais le passage de Col 2 :18 désapprouve l’adoration des anges. L’ange dit à Jean d’adorer Dieu, l’ange n’est qu’un serviteur de Dieu. Voir également 22 :8. Jean se prosterne devant l’ange lorsqu’il ait vu la vision de la Jérusalem Nouvelle et le fleuve de la vie. Il adore l’ange qui lui montre ces visions à cause de la grandeur de ces visions et à cause de leur vérité. C’est la vérité des visions qui le bouleverse et il se prosterne devant l’ange, le remerciant d’avoir partagé la vision et la vérité avec lui. L’ange est un serviteur de Dieu, comme Jean et ses frères qui gardent le témoignage pour Jésus. Le témoignage de Jésus est donné par sa vie, ses enseignements, sa mort et sa résurrection. Ce verset souligne que seul Dieu est digne d’adoration, ce qui est un des messages du livre, cf. . 14 :7-9. La leçon ici est que on ne doit ni adorer les hommes, ni les anges, il n’y a que Dieu qui est digne de notre adoration.

On trouve mention du témoignage de Jésus à trois reprises, plus tôt dans le livre. Dans 1 :2, la vision vue par Jean est la parole de Dieu et le témoignage de Jésus Christ (la révélation fut donnée par Dieu et témoignée par Jésus, Mounce). Verset 1 :1, le livre est la révélation (le dévoilement) de Jésus Christ donnée par Dieu. Dans 1 :9, Jean fut sur l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et le témoignage de Jésus. Dans 12 :17, le dragon s’en va guerroyer contre le reste des enfants de la femme - « ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus. » Dans les deux derniers exemples, et dans ce verset, le témoignage de Jésus fait allusion à son propre témoignage , et non pas à notre témoignage de lui. Son témoignage est résumé dans 1Ti 2 :5-6 : « Car Dieu est unique, unique aussi le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même, {6} qui s’est livré en rançon pour tous. Tel est le témoignage rendu aux temps marqués. »

Après l’avoir réprimandé, l ‘ange dit à Jean, « C’est Dieu que tu dois adorer », car le témoignage de Jésus est l’esprit de prophétie. - Prophétie ici est la déclaration du message donné par Dieu à son serviteur. La fonction du serviteur est de rendre témoignage à Jésus, pas à lui-même, alors adorer les anges serait incongru. Les prophètes de l’AT rendent témoignage à Jésus, voir Lc 24 :25-27 et Jn 5 :39. Notez, les anges adorent l’Agneau, 5 :11. Jack Deere remarque : « Prophétie signifie témoigner à la grandeur de Jésus, pas au ministère prophétique. Les plus grands prophètes veulent que les gens voient la gloire de Jésus. Jean le Baptiste fut un des grands prophètes, car il dit : « Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse » (Jn 3 :30). Ceux qui partagent les mêmes sentiments que Jean le Baptiste, peuvent être chargés de révélations importantes.


Scène 7 : La Victoire pour l’Agneau.

Le cavalier et le cheval blanc (19 :11)
La fin de la Bête et le faux prophète (19 :19)
Les Mille Années (20 :1)
Les morts sont jugés - le grand trône blanc (20 :11)

Le cavalier et le cheval blanc (19 :11)

Ap 19 :11 Alors je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc ; celui qui le monte s’appelle « Fidèle » et « Vrai », il juge et fait la guerre avec justice. {12} Ses yeux ? Une flamme ardente ; sur sa tête, plusieurs diadèmes ; inscrits sur lui, un nom qu’il est seul à connaître ; {13} le manteau qui l’enveloppe est trempé de sang ; et son nom ? Le Verbe de Dieu. {14} Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blanc, vêtus de lin d’une blancheur parfaite. {15} De sa bouche sort une épée acérée pour en frapper les païens ; c’est lui qui les mènera avec un sceptre de fer ; c’est lui qui foule dans la cuve le vin de l’ardente colère de Dieu, le Maître-de-tout. {16} Un nom est inscrit sur son manteau et sur sa cuisse : Roi des rois et Seigneurs des seigneurs.

Ap 19 :17 Puis je vis un Ange, debout sur le soleil, crier d’une voix puissante à tous les oiseaux qui volent au zénith : « Venez, ralliez le grand festin de Dieu ! {18} Vous y avalerez chairs de rois, et chairs de grands capitaines, et chairs de héros, et chairs de chevaux avec leurs cavaliers, et chairs de toutes gens, libres et esclaves, petits et grands ! »

Dans 4 :1, il y a une porte ouverte au ciel et Jean est invité à monter au ciel ; dans 11 :19 le temple de Dieu au ciel est ouvert ; dans 15 :5 la tente est ouverte et sept anges en sortent portant sept coupes ; ici, le ciel lui-même est ouvert et Jésus se trouve révélé dans sa colère lorsqu’il vient sur terre. On voit ici, le second avènement du Christ en plus de détails, avec son armée de saints en colère contre le monde. Cette partie montre le ciel ouvert et le Christ révélé comme le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Le monde, avec à la tête l’Antéchrist, (la Bête) le faux prophète et les rois de la terre avec leurs armées, guerroient contre Lui et son armée, mais il les tue par la parole de sa bouche. La Bête et le faux prophète sont jetés dans l’étang de feu et de soufre. Ensuite Satan est enchaîné pendant mille ans et il y aura le règne millénaire du Christ. A la fin des milles ans, Satan est libéré et il y a la bataille finale, où Satan est vaincu et jeté dans l’étang de feu. Ceci est suivi par une résurrection générale et le jour du jugement : ceux dont le nom de figure pas dans le livre de vie seront jetés dans l’étang de feu.

v11 - Alors, je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc ; celui qui le monte s’appelle « Fidèle » et « Vrai » - Ici c’est l’introduction d’une nouvelle partie (c.f. Ez 1 :1, Ap 4 :1). Lors du second avènement du Christ, le ciel et la terre seront réunis pendant une période brève tandis que le Christ se dévoile à l’humanité dans sa gloire et sa majesté (xxxx). Dans 4 :1, Jean voit une porte au ciel par où seul lui pourrait entrer, mais maintenant le ciel entier est ouvert pour que tous peuvent voir le Christ. Le cavalier est clairement le Christ, il est identifié dans verset 13 ; son nom est Le Verbe de Dieu et, dans verset 16 on l’appelle le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Le cavalier qui s’appelle « Fidèle » et « Vrai » est une référence au Christ puisqu’il s’appelle « le témoin fidèle et vrai » dans la lettre à l’église de Laodicée, voir Ap 3 :14. Ce titre le met en contraste avec ceux qui trompent l’humanité (verset 20), la Bête et le faux prophète. Il est le témoin fidèle (1 :5) et ici il venge ses disciples en détruisant leurs ennemis. Cet événement est interprété comme le second avènement, pour une deuxième interprétation voir Sweet & Hailey.

v11 - il juge et fait la guerre avec justice. - Dieu est juste dans tout ce qu’il fait : Is 11 :4 : « Il jugera les faibles avec justice, il rendra une sentence équitable pour les humbles du pays. Il frappera la pays de la férule de sa bouche, et du souffle de ses lèvres fera mourir le méchant. » Ps 96 :13 « à la face de Yahvé, car il vient, car il vient pour juger la terre ; il jugera le monde en justice et les peuples en sa vérité. » La description de 1 :14 le montre avec des cheveux blanc, ce qui indique la sagesse. Dans 16 :7, il y a la réponse de l’autel, tes châtiments sont vrais et justes ».

v12 - Ses yeux ? Une flamme ardente ; sur sa tête, plusieurs diadèmes ; inscrit sur lui, un nom qu’il est seul à connaître ; - Les yeux comme une flamme ardente, correspond à la description de Jésus de Ap 1 :14 ; c.f. 2Th 1 :7. Il voit la méchanceté et les méchants grâce à ses yeux. Il porte plusieurs couronnes (Gc diadema) qui indique son autorité royale, il est Roi des rois (verset 16), le dragon portait sept couronnes (12 :3) tandis que la Bête portait dix couronnes. Jésus s’en va maintenant vaincre le dragon et la Bête (19 :20, 20 :10). Un nom est inscrit sur lui, qu’il est seul à connaître parce que « seul le Fils de Dieu peut comprendre le mystère de son être » (cité par Wilson).

v13 - le manteau qui l’enveloppe est trempé de sang ; et son nom ? Le Verbe de Dieu. - Son manteau est trempé de sang parce qu’il vient dans la colère contre les habitants de la terre (Is 13 :9, 63 :1-6). Il a foulé la cuve de la colère de Dieu, voir verset 15 (Is 63 :1, Ap 14 :19). Comparez avec la bénédiction de Jacob sur Judas : « il lave son vêtement dans le vin, son habit dans le sang des raisins » (Gn 49 :11). Son nom est le Verbe de Dieu, c’est Jésus (Jn 1 :1) c.f. verset 15 et verset 21, Il est la dernière Parole de Dieu au monde.

v14 - Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de lin d’une blancheur parfaite. - Les armées du ciel signifient les saints, un passage parallèle les appelle « les appelés, les choisis, les fidèles » (17 :14). Ils sont vêtus de lin d’une blancheur parfaite (c.f. 3 :5, 6 :11, 17 :14, et surtout 19 :8), la mariée de l’Agneau, une description qui ne s’applique pas aux anges car ils portaient un lin éblouissant (15 :6). Il n’existe aucun référence aux anges vêtus de blanc (bien que le mot grec « lampros » signifiant lumineux est employé pour décrire les habits des anges, 15 :6 et des saints , 19 :8, en général, le blanc correspond aux saints à travers l’APOCALYPSE). Voir l’armée du Seigneur de Jl 2 :11, « car il est puissant, l’exécuteur de ses ordres ». Dans 14 :4, les 144,000 suivent l’Agneau partout, les saints suivent Jésus. Ils sont en contraste avec ceux qui suivent la Bête, 13 :3. Notez, les armées suivent le cavalier sur des chevaux blancs. Les armées du ciel sont l’église, et elles partagent dans la victoire du Seigneur. On les retrouve dans 19 :19 lorsque la Bête, les rois de la terre et leurs armées se rassemblent pour combattre le cavalier sur le cheval blanc et son armée.

v15 - De sa bouche sort une épée acérée pour en frapper les païens ; - L’épée acérée est la Parole de Dieu (He 4 :12), il s’appelle le Verbe de Dieu (v13), c’est son épée qui frappe les gens le dernier jour (Jn 12 :48). C’est écrit dans Is 11 :4 : « du souffle de ses lèvres fera mourir le méchant », voir également verset 21 où les rois de la terre et leurs armées sont exterminés « par l’épée du Cavalier, qui sort de sa bouche ». De la même manière, il triomphe sur l’Antéchrist du souffle de sa bouche, et le détruit par la splendeur de sa venue (2Th 2 :8). Dans 2 :16, il combattra ceux à Pergame qui suivent les enseignements de Balaam et des Nicolaïtes, avec l’épée de sa bouche. On ne devrait pas s’étonner que le Christ se sert de la Parole de Dieu pour combattre ses ennemis, puisque l’univers fut crée par la volonté de Dieu (He 11 :3).

v15 - c’est lui qui les mènera avec un sceptre de fer ;- Une autre référence au psaume 2 :9, « tu les briseras avec un sceptre de fer, comme un vase de potier tu les casseras. » Cela pourrait faire allusion au règne millénaire du christ et de ses saints qui régneront avec lui, en récompense à ceux qui ont triomphé dans la lettre à Thyatire (2 :26). Cependant, Mounce maintient que, mener avec un sceptre de fer, signifie détruire plutôt que gouverner d’une façon sévère. Cela paraît cohérent si l’on regarde les écritures du jour de la colère de Dieu, qui indique la destruction, voir surtout : Is 11 :4, Ps 2 :9b, Is 13 :9, So 1 :15-18, 3 :8.

v15 - c’est lui qui foule dans la cuve le vin de l’ardente colère de Dieu, le Maître-de-tout. - La cuve est un métaphore courant pour la colère de Dieu (Is 63 :1-6, Jl 3 :13). Il foule pour faire sortir tout le sang, ensuite il y a un lac de sang, voir 14 :19. Verset 13, son manteau est trempé de sang. Dans le sixième sceau, on parle du grand Jour de sa colère (6 :17).

v16 - Un nom est inscrit sur son manteau et sur sa cuisse : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. - Ce titre est en contraste avec le titre de la prostituée, qui s’appelle : « Babylone la Grande, mère des prostituées et des abominations de la terre », Ap 17 :5. Comparez avec la description de l’Agneau (17 :14) et « C’est moi qui ai sacré mon roi sur Sion, ma montagne sainte » (Ps 2 :6). Les rois de la terre se rassemblent contre le Seigneur, mais il triomphe sur eux car il est le Roi des rois. Il porte le même titre « Seigneur des seigneurs et Roi des rois » dans la description de la bataille contre les dix rois et la Bête de 17 :14. Il est accompagné alors, par ses appelés, ses choisis et ses fidèles. Dans 1 :5, il est « le Prince des rois de la terre ». Son titre est inscrit sur son manteau, ainsi il peut être vu par tous. C’est le titre divin de Dieu, 1Ti 6 :15 : « le Bienheureux et unique Souverain, le Roi des rois et Seigneur des seigneurs ».

v17-18 - Puis je vis un Ange, debout sur le soleil, crier d’une voix puissante à tous les oiseaux qui volent au zénith : « Venez, ralliez le grand festin de Dieu ! {18} Vous y avalerez chairs de rois, et chairs de grands capitaines, et chairs de héros, et chairs de chevaux avec leurs cavaliers, et chairs de toutes gens, libres et esclaves, petits et grands ! » - Ceci est tiré de la prophétie d’Ezéchiel de Gog, Ez 39 :4, 17. Voir également David et Goliath, 1S 17 :46 : « Aujourd’hui, Yahvé te remettra en ma main, je t’abattrai, je te couperai la tête, et aujourd’hui même je donnerai les cadavres du camp philistin aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages. Toute la terre saura qu’il y a un Dieu en Israël ». Voir aussi la description du jugement du Pharaon, Ez 32 :3-10. On doit contraster le grand festin de Dieu avec les noces de l’Agneau (19 :9). Pour les oiseaux qui volent au zénith, voir 8 :13, 14 :6. Contrastez l’assemblée des rois de la terre (19 :19) avec les oiseaux qui se rallient pour manger les chairs des rois (verset 17-18). Notez, toutes les classes sociales sont inclues, des rois aux esclaves, voir aussi 6 :15, où on trouve une description similaire des groupes de personnes qui se cachent de la colère de l’Agneau. Cette même bataille est décrite dans Ap 17 :14, lorsque la Bête et les dix rois combattent l’Agneau. L’Agneau porte le même titre : le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, et dans 20 :8, lorsque Satan et les nations de la terre (Gog et Magog) entourent le campement du peuple de Dieu.

La fin de la Bête et le faux prophète (19 :19)

19 :19 Je vis alors la Bête, avec les rois de la terre et leurs armées rassemblés pour engager le combat contre le Cavalier et son armée. {20} Mais la Bête fut capturée, avec le faux prophète - celui qui accomplit au service de la Bête des prodiges par lesquels il fourvoyait les gens ayant reçu la marque de la Bête et les adorateurs de son image -, on les jeta tous deux, vivants, dans l’étang de feu, de soufre embrasé. {21} Tout le reste fut exterminé par l’épée du Cavalier, qui sort de sa bouche, et tous les oiseaux se repurent de leurs chairs.

v19 - Je vis alors la Bête, avec les rois de la terre et leurs armées rassemblés pour engager le combat contre le Cavalier et son armée. - Ici on voit le conflit des deux armées : l’une terrestre, l’autre céleste. Ceci est la dernière attaque contre le peuple de Dieu, voir Ez 38,39, surtout 38 :15-16. Jésus règne sur les rois de la terre (Ap 1 :5), ceci est accompli dans verset 21. Ceci est la bataille Harmagedôn de la sixième coupe (16 :14), et a lieu au second avènement (16 :15). La Bête et les rois de la terre s’y trouvent (voir 17 :12 :  « ils n’ont pas encore reçu de royauté, ils recevront un pouvoir royal, pour une heure seulement avec la Bête »). L’armée du Christ se compose de ses saints, pas les anges, voir verset 14. Comparez cette scène avec 12 :17 lorsque le dragon combat les saints, et 13 :7 lorsque la Bête combat les saints et les vainc.

v20 - Mais la Bête fut capturée, avec le faux prophète- celui qui accomplit au service de la Bête des prodiges par lesquels il fourvoyait les gens ayant reçu la marque de la Bête et les adorateurs de son image - On ne décrit pas la bataille, simplement la capture de la Bête et du faux prophète. Le faux prophète fait son apparition pour la première fois dans la sixième coupe (16 :13) et il est identique à la Bête de la terre de Ap 13 :11, qui obligea les habitantes de la terre à adorer la Bête. Il œuvre par déception et des prodiges (13 :14), les prodiges sont démoniaques (16 :14). Les signes et les miracles ne viennent pas toujours de Dieu, on devrait faire attention et vérifier qu’ils ne sont pas envoyés par des faux prophètes, Mt 24 :24. Il faut noter que le faux prophète et la Bête sont capturés ensemble car ils travaillaient ensemble, exactement comme la Bête de la terre soutient la Bête de la mer (Milligan).

v20 - on les jeta tous deux, vivants, dans l’étang de feu, de soufre embrasé. - La Bête va enfin à sa destruction, 17 :8,11. C’est la fin de l’Antéchrist et le faux prophète, le diable les retrouve plus loin, suivis par ceux qui adorent la Bête ou reçoivent sa marque (14 :9, 20 :15). Son deuxième ennemi est détruit avant qu’il rend le royaume à son Père (1Cor 15 :23-26). Babylone fut le premier ennemi (17 :16), elle fut détruite par le feu. Ils endureront dorénavant le supplice jour et nuit pour les siècles des siècles (20 :10), voir également Mt 25 :41, Is 30 :33.

v21 - Tout le reste fut exterminé par l’épée du Cavalier, qui sort de sa bouche, - Il faut comparer « tout le reste » avec « le reste » des enfants de la femme, notamment l’église de 12 :17. Ici, tout le reste signifie les rois, les généraux, tous ceux qui ne sont pas sauvés, verset 18, ceux qui suivent la Bête et le faux prophète dans leur combat contre Christ et ses disciples. L’épée est la parole de Dieu (voir versets 13,14) qui prononce le jugement (Jn 12 :48). Sa parole les détruit (2Th 2 :8, Is 11 :4). On trouve une autre référence dans 17 :12-14 lorsque les dix rois et la Bête combattront l’Agneau mais seront vaincu par lui.

v21 - et tous les oiseaux se repurent de leurs chairs. - L’invitation donnée par les anges, versets 17,18, se réalise ici. C’est une image de désastre finale inspirée de Ez 39 :17-20, voir également 32 :4. Ici c’est la honte finale pour les hommes. Ils ne sont pas enterrés, mais les oiseaux mangent leurs chairs, comme les chiens mangent les chairs de Jézabel et il n’en reste rien, 2R 9 :33-37. Il faut comparer aux deux témoins, à qui on refusa un enterrement. La punition n’est pas décrite ici, mais plus loi, 20 :15. Comparez la fin des rois et de leurs armées avec la fin de la prostituée qui est dévorée par la Bête et les dix rois (17 :16).


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