Scène 8 : Jérusalem la mariée.

Un ciel nouveau, une terre nouvelle (21 :1)
La Jérusalem Nouvelle (21 :9)
Le fleuve de Vie (22 :1)
Mon retour est proche (22 :7)
L’Avertissement (22 :18)
Bénédiction finale (22 :20).

Un ciel nouveau, une terre nouvelle (21 :1)

Ap 21 :1 Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle - car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer, il n’y en a plus. {2} Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s’est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. {3} J’entendis alors une voix clamer, du trône : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. {4} Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé. »

21 :5 Alors, Celui qui siège sur le trône déclara : « Voici, je fais l’univers nouveau. » Puis il ajouta : « Ecris : Ces paroles sont certaines et vraies. » {6} C’en est fait, me dit-il encore, je suis l’Alpha et l’Oméga, le Principe et la Fin ; celui qui a soif, je lui donnerai de la source de vie, gratuitement. {7} Telle sera la part du vainqueur ; et je serai son Dieu, et lui sera mon fils. {8} Mais les lâches, les renégats, les dépravés, les assassins, les impurs, les sorciers, les idolâtres, bref, tous les hommes de mensonge, leur lot se trouve dans l’étang brûlant de feu et de soufre : c’est la seconde mort. »

Le livre de la Genèse débute avec le commencement lorsque Dieu créa les cieux et la terre. Ici, dans les deux derniers chapitres du dernier livre de la Bible, on voit une nouvelle commencement lorsque Dieu refait tout à neuf. Il y a beaucoup de parallèles entre les premiers chapitres de la Genèse : il y a un nouveau ciel et une nouvelle terre, on voit le printemps, un fleuve et l’arbre de vie. Dieu présenta Eve à Adam et ici, dans l’APOCALYPSE, on voit la mariée qui descend du ciel, parée pour son époux. Dieu lui-même demeure avec les hommes, exactement comme Il marchait avec Adam. Il y a cependant quelques différences : les homme vivent dans une cité plutôt que dans un jardin. La description du ciel nouveau et de la terre nouvelle où demeure la mariée, se termine par la description de la seconde mort .

Wilcock remarque qu’il existe un lien très étroit entre ce passage, qui est en quelques sorte une résumé, et le reste du livre de l’APOCALYPSE :

21 :2=21 :10-21 La cité de Dieu - la Jérusalem Nouvelle
21 :3=21 :22-27 La demeure de Dieu - la Jérusalem Nouvelle
21 :4,5a=22 :1-5 Le monde de Dieu renouvelé - le fleuve et l’arbre de vie
21 :5b=22 :6-10 La parole de Dieu est valide - ces paroles sont certaines et vraies
21 :6a=22 :11-15 L’œuvre de Dieu est complet
21 :6b,7=22 :16,17 La bénédiction finale de Dieu
21 :8=22 :18,19 La malédiction finale de Dieu

On trouve des bénédictions eschatologique de béatitude dans Ap 21-22 :

{Mt 5 :3}  Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux, c.f. Ap 21 :1
{4} Heureux les doux, car ils posséderont la terre c.f. Ap 21 :1
{5} Heureux les affligés, car ils seront consolés c.f. Ap 21 :4
{6} Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés c.f. Ap 21 :26-27
{7} Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde
{8} Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu c.f. 22 :4
{9} Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu c.f. 21 :7
{10} Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux c.f. Ap 21 :1
{11} Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie à cause de moi. {12} Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c’est bien ainsi qu’on a persécuté les prophètes, vos devanciers. (Ap 21-22 c.f. 2 :8).

v1 - Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle - car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer, il n’y en a plus. - Ceci suit tout de suite après la scène de jugement où le diable, la Bête, le faux prophète, et ceux qui ne sont pas inscrits dans le livre de vie, sont jetés dans l’étang de feu et le ciel et la terre s’enfuient de devant sa présence (20 :11). On promet à Isaïe un nouveau ciel et une nouvelle terre dans Is 65 :17-25 et, dans 2P 3 :12 où l’on voit la destruction de la terre, on trouve aussi un nouveau ciel et une nouvelle terre où demeurent la justice. Le premier ciel signifie l’univers actuel, mise à part la terre (c.f. 2P 3 :12). C’est un nouveau commencement, comme dans Gn 1 :1. Dieu créa les cieux et la terre, maintenant il y a une nouvelle création, l’ancienne création a été « libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8 :19-22). Le mot « nouveau » (kaine) signifie frais, plutôt que récent ou neuf (neos), Johnson. La terre actuelle, avec ses péchés, sa douleur et souffrances n’est pas notre demeure permanente. On voit dans cette partie, la récompense céleste pour ceux qui sont persécutés (Mt 5 :10-12).

v1 - et de mer, il n’y en a plus. - La mer est un des sept mals qui ne sera plus : les autres étant la mort, de pleur, de cri et de peine (verset 4), de malédiction (22 :3) et de nuit (22 :5), (Morris). Il n’y a plus de mer parce que le monde et son peuple ne sont plus, voir Ap 17 :15. Dans le livre de l’APOCALYPSE, la mer est étroitement liée aux habitants de la terre et leur jugement, alors la mer n’a plus sa place dans la nouvelle ordre des choses. La Bête vient de la mer, et représente le chaos politique (xxxx) et la prostituée est assise aux bords des grandes eaux, qui représentent des peuples, des foules, des nations et des langues. Les fléaux de la deuxième trompette et de la deuxième coupe sont versés dans la mer. Is 57 :20, fait la comparaison entre les méchants et la mer agitée qui ne peut se calmer. La mer est l’origine de la Bête satanique (13 :1) et la demeure des morts (20 :13), elle n’a pas sa place sur la nouvelle terre (Johnson). Les orages, la mort et la destruction associés avec la mer opposent le calme et la paix de la Jérusalem Nouvelle, le paradis de Dieu. Le fait qu’il n’y aura plus de mer, est en contraste avec l’étang de feu et de soufre où demeurent les méchants.

v2 - Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s’est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. - C’est la deuxième fois que l’on voit la Jérusalem Nouvelle qui descend du ciel, de chez Dieu. On trouve mention de la Jérusalem Nouvelle d’abord dans Ap 3 :12, où , faire partie de la cité (être une colonne) est récompense pour ceux qui triomphent. Jérusalem est la cité qui a des fondations, He 11 :10-16 et He 12 :22-23. La Jérusalem Nouvelle est la cité céleste que Abraham cherchait, He 11 :10, sans le reste de l’église il ne pourrait devenir parfait, He 11 :40, nous non plus. La Nouvelle Jérusalem est une cité sainte, rien d’impur ne peut y entrer (Is 52 :1, Ap 21 :27). La Cité Sainte est un terme employé pour parler de la Jérusalem terrestre, (Ne 11 :1, Mt 4 :5, 27 :53) mais, dans l’APOCALYPSE, la Jérusalem terrestre persécute les saints (11 :8). La Jérusalem Nouvelle est également le Mont Sion, la cité de Dieu (Ps 48, Is 4 :3, 35 :8-10, 51 :11, 60 :14-22, Jl 3 :17). Dans Ga 4 :25-26 Paul dit : « Mais la Jérusalem d’en haut est libre, et elle est notre mère » et la compare à la cité actuelle de Jérusalem « qui de fait est esclave avec ses enfants ».

L’église est clairement identifiée ici comme la Jérusalem Nouvelle, et la mariée. Dans Ap 19 :7, la mariée signifie les saints. L’église est la mariée, voir Ep 5 :25-27, les hommes doivent aimer leur épouses comme Christ aime l’église. Christ est sans aucun doute le marié. Ap 19 :7 fait référence aux noces de l’Agneau, plus loin on voit l’Agneau sur son trône dans la cité, 21 :3, et ils règnent pour les siècles des siècles. Les vierges représentent l’église dans le parabole des dix vierges qui attendent le marié, qui est le Christ, Mt 25 :1. La Jérusalem Nouvelle est décrite comme la mariée, l’épouse de l’Agneau, dans Ap 21 :9-10. L’église vient du ciel de Dieu car l’église fut Son idée du début à la fin et c’est Lui qui la purifie et la prépare. La Jérusalem Nouvelle doit être comparer à la prostituée qui est vêtue de pourpre de de l’écarlate, qui est assise sur la Bête et qui est Babylone la Grande, une cité terrestre. En tant que mariée, Jérusalem s’est faite belle pour son époux, 19 :8 « on lui a donné de se vêtir de lin d’une blancheur éclatante - le lin c’est en effet les bonnes actions des saints ». On voit également plus loin que Jérusalem avait en elle la gloire de Dieu (v 11), elle resplendit avec des pierres précieuses (v19), des perles (v21) et de l’or (v18). Il existe une parallèle avec Gn 2 :21-22 : Eve fut créée d’une côte que Dieu avait tirée d’Adam. Ici on voit l’église qui est née du sang du Christ.

v3 - J’entendis alors une voix clamer, du trône : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. - La voix est la voix de Dieu qui parle plus loin dans verset 5. Ce verset parle des rapports entre Dieu et Son peuple, une intimité, et on le voit plus loin lorsque les serviteurs verront sa face (22 :4). Pour Dieu, demeurer avec l’homme est le but de l’évangile, l’accomplissement de son alliance avec l’homme et son plan de salut. Cela démarre avant la chute de l’homme (Gn 3 :8) lorsque Dieu et l’homme marchait ensemble dans le jardin, sauf qu’ici Satan n’est pas présent pour tenter l’homme. C’est un nouveau commencement à la vie, une vie qui continuera éternellement sans autre chute. La cité est celle vue dans Ez 48 :35. L’alliance se trouve dans beaucoup d’endroits des écritures, en commençant par Abraham (Gn 17 :7) et en terminant par l’APOCALYPSE : Gn 17 :7, Ex 20 :2, 25 :8, Lv 26 :11-12, Dt 5 :2, Jr 24 :7, 30 :22, 31 :33, Ez 11 :20, 37 :27, Za 10 :10, 13 :9 , 2Cor 6 :16, 1Th 4 :17, 5 :10. Il y a un jeu de mots car la demeure (Gc skênê) de Dieu et il demeura (Gc skênoô) avec eux car « skênoô » est la forme verbale du nom « skênê ». En plus, le mot  demeure se traduit souvent par tente qui fait allusion au tabernacle où Dieu est sensé vivre. Les cieux sont venus sur la terre, Dieu demeura avec l’homme sur terre.

v4 - Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé. » - Ce verset a frappé le peuple de Dieu à travers les âges. Il s’adresse à notre être, nous pleurons dans cette vie, mais dans la vie future Dieu essuiera lui-même nos larmes, comme une mère essuie les larmes de son enfant. La malédiction de douleur (Gn 3 :17) et de mort (Gn 2 :17) a été annulée, ceci est l’aboutissement de Is 25 :8, 35 :10, 51 :11, 65 :19. La douleur et la souffrance sont passées avec l’ancienne terre et l’ancien ciel, 2P 3 :12-13. Le ciel nouveau et la terre nouvelle seront une demeure pour les justes, et il n’y aura plus de mort ni de douleur. Ceci est une réaffirmation de Ap 7 :15-17, qui est aux négatif. Le contraire de ses négatifs seront la vie éternelle, la réjouissance, le rire et la joie.

v5 - Alors, Celui qui siège sur le trône déclara : « Voici, je fais l’univers nouveau. » Puis il ajouta : « Ecris : Ces paroles sont certaines et vraies. » - Dieu refait tout à neuf. Un nouveau ciel et une nouvelle terre, mais ce n’est pas comme à Eden car Satan n’est plus là pour tenter l’humanité. La terre sera habitée par un peuple qui a choisi la droiture contre la méchanceté. Le peuple de Dieu a été racheté par le sang de Jésus. Is 65 :17 nous dit : « on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit ». Dieu fait l’annonce « Voici je fais l’univers nouveau ! » et ordonne à Jean d’écrire la suite car ses paroles sont certaines et vraies (c.f. 14 :4, 19 :9, 22 :6). Cette nouvelle ordre est si bien qu’elle vaut la mort dans cette vie, 1Cor 15 :19, parce qu’il y aura une vie meilleure après la mort pour les saints dont les noms sont inscrits dans le livre de vie. On doit comprendre, par cela, que ce monde, avec sa douleur et ses souffrances, n’est pas éternel, et il y aura un monde meilleur après.

v6 - « C’en est fait, me dit-il encore, je suis l’Alpha et l’Oméga, le Principe et la Fin ; celui qui a soif, je lui donnerai de la source de vie, gratuitement. - « C’en est fait » l’œuvre de Dieu est complet, comme Jésus a dit « c’en est fait » . Dieu a restauré toutes choses, il a renvoyé le mal et les justes règnent. Il a complété son travail de la création le septième jour (Gn 2 :2), maintenant il a fini son travail de restauration. Comparez l’emploi des paroles « c’en est fait » (gegonan) dans le jugement de 16 :17 (Johnson). Il est l’Alpha et l’Oméga, le Principe et la Fin, Is 44 :6 ; c’est la deuxième fois que l’on voit cette expression, la première fois dans 1 :8 (Je suis l’Alpha et l’Oméga) et la dernière fois, dans 22 :13 (Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, le Principe et la Fin). La source de vie est gratuite : c’est la grâce de Dieu, est on le revoit plus loin dans Ap 22 :17. C’est un peu de répit dans un livre si plein de jugement, mais cela nous rappelle que Dieu est prêt à donner une place sur cette nouvelle terre, à celui qui le désire (Rm 8 :32). Celui qui a soif, Dieu lui donnera à boire de la source de vie gratuitement, c’est la même promesse que Is 55 :1-3. Il y a une allusion ici au flot qui montait de la terre et arrosait toute la surface, Gn 2 :6. Ce verset répète ce qui a été dit dans 7 :17 : « Car l’Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie ». Pendant sa vie sur terre, Jésus fit la promesse à celui qui avait soif de venir vers lui et l’eau qu’il lui donnera deviendra un source qui jaillirait en lui, Jn 4 :14, 7 :37-39, il parlait du Saint Esprit qui serait versé sur les disciples à la Pentecôte, Ac 2 :33. Bien que le livre nous montre ici l’église dans son état idéal au ciel, il est vrai également que le Saint Esprit fut donné à l’individu comme garanti de son héritage (Ep 1 :13-14) au ciel (1P 1 :4). Plus loin dans le livre, la source devient le fleuve des eaux de vie (22 :1). Celui qui donne de cette eau vivra pour toujours, ainsi que celui qui en boit. L’arbre de vie est arrosé des eaux de vie (22 :2 c.f. Gn 3 :22).

v7 - Telle sera la part du vainqueur ; et je serai son Dieu, et lui sera mon fils. - Le vainqueur, ou celui qui triomphe, est le titre pour les serviteurs de Dieu, voir les sept lettres aux églises d’Asie. Telle sera la part du vainqueur (3 :21) , et se réfère aux six versets précédants, en contraste avec le lot des lâches, verset 8. On parle de cet héritage à maintes reprises dans le NT (Ep 1 :14, Col 3 :24, Jc 2 :5, 1P 1 :4). Ici, il y a référence à la paternité de Dieu « lui sera mon fils » et souligne les rapports entre les croyants et leur Dieu. Dieu a établi son alliance avec Abraham, pour être son Dieu et celui de sa race après lui (Gn 17 :7). Si on appartient au Christ alors on est la descendance d’Abraham et les héritiers de la même promesse (Ga 3 :29), cette promesse trouve son accomplissement finale ici dans l’APOCALYPSE (Mounce).

v8 - Mais les lâches, les renégats, les dépravés, les assassins, les impurs, les sorciers, les idolâtres, bref, tous les hommes de mensonge, leur lot se trouve dans l’étang brûlant de feu et de soufre : c’est la seconde mort. » - Notez le contraste entre les lâches, qui se trouveront dans l’étang de feu, et ceux qui sont vainqueurs (voir ceux qui triomphent 2 :11). Les lâches sont ceux qui ne se sont pas repentis lors des plaies des six premières trompettes (9 :20-21). Comparez cette liste de pécheurs avec la liste de Paul dans 1Cor 6 :9-10 et Ga 5 :19-21. Ils sont impurs et n’entreront jamais dans la Jérusalem Nouvelle, seuls ceux du livre de l’Agneau peuvent y entrer (21 :27). La seconde mort est en contraste avec la vie éternelle de ceux qui boivent l’eau de vie. Seuls ceux dans le livre de l’Agneau échapperont à la seconde mort (20 :14-15). La seconde mort est le contraire de l’expérience du verset 4 : elle est un lieu de mort, de deuil, de cri, de douleur et de larmes. Il faut noter que le plan de salut de Dieu permet à l’homme d’échapper à la seconde mort, par la mort représentative de Jésus Christ. L’enfer fut crée pour le diable et ses anges. L’APOCALYPSE souligne que, soit l’homme adore Dieu, soit le diable. Ceux qui adorent le diable le retrouveront dans l’étang brûlant. Dans 13 :14 on voit la Bête de la terre qui fourvoie les habitants de la terre, et dans 20 :8 on voit le diable qui fourvoie les nations.

La Jérusalem Nouvelle (21 :9)

Ap 21 :9 Alors, l’un des sept Anges aux sept coupes remplies des sept derniers fléaux s’en vint me dire : « Viens, que je te montre la Fiancée, l’Epouse de l’Agneau. » {10} Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu, {11} avec en elle la gloire de Dieu. Elle resplendit telle une pierre très précieuse, comme une pierre de jaspe cristallin. {12} Elle est munie d’un rempart de grande hauteur pourvu de douze portes près des quelles il y a douze Anges et des nomes inscrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël ; [{13} à l’orient, trois portes ; au nord, trois portes ; au midi, trois portes ; à l’occident, trois portes. {14} Le rempart de la ville repose sur douze assises portant chacune le nom de l’un des douze Apôtres de l’Agneau.

Ap 21 :15 Celui qui me parlait tenait une mesure, un roseau d’or, pour mesurer la ville, ses portes et son rempart ; {16} cette ville dessine un carré : sa longueur égale sa largeur. Il la mesura donc à l’aide du roseau, soit douze mille stades ; longueur, largeur et hauteur y sont égales. {17} Puis il en mesura le rempart, soit cent quarante quatre coudées. - L’Ange mesurait d’après une mesure humaine. - {18} Ce rempart est construit en jaspe, et la ville est de l’or pur, comme du cristal bien pur. [{19} Les assises de son rempart sont rehaussées de pierreries de toute sorte : la première assise est de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de calcédoine, la quatrième d’émeraude, {20} la cinquième de sardoine, la sixième de cornaline, la septième de chrysolithe, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d’hyacinthe, la douzième d’améthyste. {21} Et les douze portes sont douze perles, chaque porte formée d’une seule perle ; et la place de la ville est de l’or pur, transparent comme du cristal.

Ap 21 :22 Du temple, je n’en vis point en elle ; c’est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout, est son temple, ainsi que l’Agneau. {23} La ville peut se passer de l’éclat du soleil et de celui de la lune, car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau lui tient lieu de flambeau. {24} Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre viendront lui porter leurs trésors. {25} Ses portes resteront ouvertes le jour - car il n’y aura pas de nuit - {26} et l’on viendra lui porter les trésors et le faste des nations. {27} Rien de souillé n’y pourra pénétrer, ni ceux qui commettent l’abomination et le mal, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau.

On a trouvé mention de la mariée (21 :2) maintenant elle est décrite en plus de détails. La mariée est la Jérusalem Nouvelle, l’église, elle est la cité sainte car le peuple de Dieu est un peuple saint. Ici on voit l’église comme Dieu la voit, dans sa forme complète. Lorsque le Christ apparaît, la gloire de l’église sera dévoilée. Voir Col 1 :27, 3 :4 pour une description de l’église comme Dieu la voit. La Jérusalem Nouvelle est la cité de Dieu, où demeure Dieu ensemble avec l’Agneau et son peuple. Certains interprètent cette image comme l’église dans sa forme idéale, plutôt que l’église de l’avenir (Milligan). Pourtant, le passage précédant décrit le nouvel ordre des choses qui retranche de cet argument. La Jérusalem Nouvelle décrit les récompenses pour ceux qui triomphent dans les sept églises, alors c’est l’avenir. Cependant, l’église, en tant que mariée, se prépare, elle se fait belle, donc parfaite sans tache. On devrait s’attendre à voir les aspects de la Jérusalem Nouvelle qui sont également les aspects de l’église maintenant. Il faut noter que l’on fait mention ni des quatre Vivants ni des Vieillards. On les a vu dernièrement dans 19 :4 lorsque la prostituée fameuse fut jugée. Si les Vieillards symbolisent l’église idéale, alors il n’y en a pas besoin ici, car l’église glorifiée est décrite comme la Jérusalem Nouvelle.

v9 - Alors, l’un des sept Anges aux sept coupes remplies des sept derniers fléaux s’en vint me dire : « Viens, que je te montre la Fiancée, l’Epouse de l’Agneau. » - C’est sans doute le même ange, celui qui montra à Jean la punition de la prostituée (Ap 17 :1) il lui montre maintenant la Fiancée et son héritage en contraste avec la punition de la prostituée fameuse. Nous avons déjà vu, verset 2, la mariée présentée comme « la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s’est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux ». Ici le marié est présenté comme l’Agneau. On voit ensuite la mariée en plus de détails. La mariée de l’Agneau est en contraste avec la prostituée assise sur la Bête.

v10 - Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu, - Jean est transporté en esprit sur une montagne pour mieux voir la mariée, et il voit la Jérusalem Nouvelle qui descend du ciel, de chez Dieu, 3 :12, 21 :2. Comparez cela à 17 :3 lorsqu’il fut transporté en esprit dans le désert pour voir la femme sur la Bête. Voir 1 :10 et 4 :2 où il fut aussi en esprit. Ezéchiel eut une expérience semblable lorsqu’il fut transporté pour voir le temple futur (Ez 40 :1). Beaucoup de la vision de Jean de Ap 21-21 contient des détails que l’on trouve dans Ez 40-48. La mariée est la Jérusalem Nouvelle. Jean vit la prostituée du désert. Qu’il soit transporté sur une montagne pour contempler la Jérusalem Nouvelle souligne la grandeur de la cité. La Jérusalem Nouvelle s’appelle « la cité de mon Dieu » dans 3 :12. Dans He 12 :22 il est écrit : «  Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, et de myriades d’anges, réunion de fête. »

Le symbole d’une cité est pour montrer la communauté des élus de Dieu, en contraste avec la communauté du monde. D’autres métaphores du NT pour parler de l’église sont « maison » ou « bâtiment » où demeure le Christ (Ep 2 :19-22, 1P 2 :4-5, He 3 :6), l’idée derrière ces métaphores étant que l’église est le foyer ou la famille de Dieu (1Ti 3 :15, Ga 6 :10, Ep 3 :14-15, 1P 4 :17). Dans les enseignements du NT, il y a l’accent sur le comportement requis parmi le peuple de Dieu. Le peuple doit éprouver de l’amour fraternel (Rm 12 :10), regarder les autres comme plus méritants (Rm 12 :10), vivre en harmonie avec les autres (Rm 12 :16), aimer autrui (Rm 13 :8), être accueillant (Rm 15 :7), se mettre au service les uns des autres (Gal 5 :13), se pardonner (Col 3 :13), s’encourager mutuellement (1Th 5 :11), etc.

v11 - avec en elle la gloire de Dieu. Elle resplendit telle une pierre très précieuse, comme une pierre de jaspe cristallin. - Le jaspe nous rappelle la description de Dieu sur son trône de Ap 4 :3. La Jérusalem Nouvelle, qui est l’église, brille dans la gloire de Dieu car Dieu est en elle, voir versets 22,23. La gloire de Dieu est décrite dans Is 58 :8 et 60 :1. Is 61 :10 compare le croyant à la mariée qui se pare de ses bijoux, voir également la description de la cité, versets 19-21.

v12 - Elle est munie d’un rempart de grande hauteur pourvu de douze portes près desquelles il y a douze Anges et des noms inscrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël ; - Les portes sont gardées par des anges (Is 62 :6) et le rempart est haut pour empêcher les choses impures d’y entrer, v27, et de manger de l’arbre de vie. De la même manière, l’arbre de vie est gardé par les anges après la chute d’Adam, Gn 3 :24. Les remparts ressemblent au grand abîme qui sépare les justes des méchants, Lc 16 :26. Cette description de la cité vient de Ez 48 :30-35. On trouve les noms des douze tribus d’Israël, inscrits sur les portes, ce qui représentent l’église de l’AT. Le salut vient des juifs (Jn 4 :22) et de Jésus, qui est né juif, et qui est la porte des brebis (Jn 10 :7). Le Salut vient des juifs (Jn 4 :22) il faut passer par la porte pour entrer dans la cité et Jésus est la porte, c.f. la perle de verset 21. Dieu a fait la Jérusalem Nouvelle pour les saints de l’AT comme Abraham qui « aspirent à une patrie meilleure, c’est-à-dire céleste » (He 11 :16). Plus loin, dans verset 14, on voit que les fondations portent les noms des douze apôtres. Cela nous indique que l’église est constituée des saints de l’AT (juifs) et du NT (Gentils).

v13 - à l’orient, trois portes ; au nord, trois portes ; au midi, trois portes ; à l’occident, trois portes. - Voir la description de Ez 48 :30-35. Le nom de la cité est « Yahvé est là », c’est sa demeure. Ces portes portent également les noms des douze tribus d’Israël. Les portes sont tournées vers les quatre points cardinaux, ce qui indique que les habitants de la cité, viennent des quatre coins de la terre (c.f. 5 :9, 7 :9, 21 :26).

v14 - Le rempart de la ville repose sur douze assises portant chacune le nom de l’un des douze Apôtres de l’Agneau. - Notez la parallèle avec Ep 2 :19-22, : « Car la construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et prophètes, et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même. En lui toute construction s’ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur . » La Jérusalem Nouvelle est l’accomplissement de ce verset. Elle représente les églises du NT et de l’AT. L’église est devenue unie, Gentil et Juif, accomplissant ainsi Ep 2 :15.

v15 - Celui qui me parlait tenait une mesure, un roseau d’or, pour mesurer la ville, ses portes et son rempart ; - Dans 11 :1, on donne à Jean un roseau et on lui dit de mesurer le temple de Dieu et les adorateurs. Dans la description de la Jérusalem Nouvelle, qui est la cité sainte (21 :2), les portes sont marquées des noms des douze tribus d’Israël et les fondations portent les noms des douze apôtres. Mais il n’y a pas de temple, car Dieu est l’Agneau sont le temple (21 :22). On voit ici que le fait de mesurer avant, avait pour but de compter le nombre de saints. Mesurer ici indique la perfection et la forme de la Jérusalem Nouvelle. L’or du roseau indique la valeur et l’état pur de la Jérusalem Nouvelle.

v16 - cette ville dessine un carré : sa longueur égale sa largeur. Il la mesura donc à l’aide du roseau, soit douze mille stades ; longueur, largeur et hauteur y sont égales. - Notez, l’autre cube de la Bible fut le Saint des Saints dans le temple de Salomon et qui était revêtu d’or (1R 6 :20) : «  A l’avant du Debir - qui avait vingt coudées de long, vingt coudées de large et vingt coudées de haut, et qu’il revêtit d’or fin - il recouvrit d’or l’autel de cèdre. » On trouve le chiffre 12,000, dans le recensement des tribus d’Israël, 7 :5. La cité est un carré, tout comme la cité décrite par Ez 48 :30-35, dont les douze portes furent nommées après les tribus d’Israël ( Ruben, Juda, Lévi, Joseph, Benjamin, Dan, Siméon, Issachar, Zabulon, Gad, Asher et Naphtah) chaque côté comptait trois portes.

Le nom de la cité est « Yahvé est là », c.f. 21 :3, 21 :22, 22 :3 où Dieu demeure avec son peuple. Ez 43 :16 décrit le foyer de l’autel comme un carré, douze coudées de long sur douze de large. Mesurer le temple dans 12 :1 fut une sorte de recensement car on dit à Jean de mesurer les adorateurs. Ici on voit une autre forme de mesurer qui donne le chiffre 12,000, le chiffre que l’on retrouve dans le recensement des douze tribus, 7 :5. Les dimensions ici sont 12,000 stades de long, de large et de haut, ce qui souligne son état complet et parfait. Horton remarque que si la cité mesurait vraiment cela, les murs seraient long de 1,380 milles et que si la cité était peuplée de vingt billion de personnes, chaque personne aurait droit à un demi mille cube.

v17 - Puis il en mesura le rempart, soit cent quarante quatre coudées . - L’Ange mesurait d’après une mesure humaine. - L’équivalent le plus proche est la foule de 144,000 de Ap 7 :4. C’est à dire 12*12, l’équivalent de l’AT * le NT. Cela renforce l’idée de la nature complète de l’église.

v18 - Ce rempart est construit en jaspe, et la ville est de l’or pur, comme du cristal bien pur. - L’or symbolise la pureté et la valeur de l’église. Il est transparent comme du cristal, pour que la gloire de Dieu puisse briller à travers la cité. Le jaspe représente la gloire de Dieu, 21: 11. « comme du cristal bien pur » souligne l’absence d’imperfections ou de défauts, dans ce qui est la sainte église, c.f. Ep 5 :27.

v19 - Les assises de son rempart sont rehaussées de pierreries de toute sorte : - Dans verset 14, les fondations étaient marqués des noms des douze apôtres. Ici ils sont ornés de pierres précieuses, Is 54 :11, le temple de Salomon fut également orné de pierres précieuses, 2Chr 3 :6. L’éphod, porté par le grand prêtre fut décoré de quatre rangées de trois pierres précieuses, Ex 28 :21, une pierre pour chaque tribu, chaque pierre gravée du nom d’un tribu, pour rappeler au grand prêtre qu’il prie pour ces douze tribus. Alors, non seulement les fondations sont marqués des nom des douze apôtres, ils sont également marqués des nom des douze tribus, ce qui indique la nature complète de l’église. Les pierres précieuses ici, et les perles et l’or de verset 21 peuvent être contrastés avec la femme étincelant d’or et de pierres précieuses (17 :4). La première est l’épouse fidèle, et l’autre la prostituée fameuse.

v19-20 - la première assise est de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de calcédoine, la quatrième d’émeraude, {20} la cinquième de sardoine, la sixième de cornaline, la septième de chrysolithe, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d’hyacinthe, la douzième d’améthyste. - Ces pierres sont associées aux signes du zodiaque mais dans l’ordre inverse.

v21 - Et les douze portes sont douze perles, chaque porte formée d’une seule perle ; et la place de la ville est de l’or pur, transparent comme du cristal. - Des perles ont beaucoup de valeur, mais, qui plus est, elles sont fabriquées par la souffrance d’un mollusque. L’idée ici, est que la seule façon d’entrer dans la cité est par la souffrance, comme le Christ sur la croix. Jésus s’appelle la porte, voir Jean 10 :7-11, il n’y a pas d’autres accès car les remparts sont trop hauts. La place de la ville se trouve aussi dans 22 :2 et elle est en contraste avec la place de la Grande Cité, où se trouvaient les cadavres des deux témoins, 11 :8. Dans le temple de Salomon, les prêtres marchaient sur de l’or (1R 6 :30).

v22 - De temple, je n’en vis point en elle ; c’est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout, est son temple, ainsi que l’Agneau. - On ne voit pas de temple terrestre, car il n’y en a plus besoin, Dieu demeurera avec son peuple, 21 :3. Dieu vivra avec eux, et marchera parmi les saints, on voit ici l’accomplissement de 2Cor 6 :16 : « J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple ». On voit l’accomplissement littérale de Ep 2 :22 : « en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l’Esprit. » On est revenu au point de départ. Au commencement, Dieu marcha avec Adam, ensuite il y eut la tente dans le désert, le temple de Salomon, le temple dans l’individu, et Dieu qui demeure avec l’homme.

v23 - La ville peut se passer de l’éclat du soleil et de celui de la lune, car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau lui tient lieu de flambeau. - Comparez l’image de la lumière ici avec la chute de Babylone la prostituée : « la lumière de la lampe chez toi ne brillera jamais plus » 18 :23. On trouve l’idée dans Is 60 :19, et elle est répétée plus loin dans Ap 22 :5. La gloire de Dieu peut être vue grâce à Jésus qui est la lampe, l’illumination de la gloire de Dieu, 2Cor 4 :4, He 1 :3. L’idée que l’Agneau est le flambeau vient également de l’image de l’église comme candélabre (1 :20), Jésus est la lumière et l’église sert comme support pour cette lumière. Jésus est la lumière du monde et l’église va le faire briller dans le monde entier. Notez, le mot employé ici, dans 18 :23 et 22 :5 est traduit par le grec « luchnos » ce qui signifie une lampe portable (à huile ou à mèche) que l’on pose en général sur un support, grec « luchnia ». Ceci est traduit parfois par lampadaire, ou candélabre et employé en parlant des sept églises et des deux témoins (11 :4). Comparez avec Mt 5 :15 : « Et l’on n’allume pas une lampe (luchnos) pour la mette sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire (luchnia), où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. » Jésus est la lumière véritable (Jn 1 :9) et il est la lumière du monde dans la Jérusalem Nouvelle (voir Jn 8 :12).

v24 - Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre viendront lui porter leurs trésors. - Maintenant on trouve une description des habitants de la cité de Dieu. Ce verset fait allusion à Is 60 :3, voir également Ps 72 :10, les rachetés viennent de toutes nations (Ap 7 :9) alors on parle des nations ici. On ne devrait pas traduire cela comme de l’universalisme qui va à l’encontre de ce livre, mais plutôt le traduire comme le trésor et le faste des nations qui entreront dans la cité (21 :26), rien de souillé n’y pourra pénétrer (21 :27).

v25 - Ses portes resteront ouvertes le jour - car il n’y aura pas de nuit - D’habitude on ferme les portes d’une cité la nuit pour protéger les habitants, mais ici, il y aura le jour en continu car la présence de l’Agneau apportera de la sécurité permanente et il n’y aura plus de nuit, Is 60 :11, Za 14 :11. Les portes sont gardés par des anges pour protéger la cité contre ce qui est souillé, 21 :12. Il n’y aura pas de voleurs, Mt 6 :20, ceux-là resteront à l’extérieur.

v26 - et l’on viendra lui porter les trésors et le faste des nations. - Comme avec le verset précédant, cette idée vient de Is 60 :11 : « Tes portes seront toujours ouvertes, ni le jour ni la nuit on ne les fermera, pour qu’on apporte chez toi les richesses des nations et qu’on introduise leurs rois ». Voir également Rm 2 :7 : « à ceux qui par la constance dans le bien recherchent gloire, honneur et incorruptibilité : la vie éternelle ». Les portes seront ouvertes, mais rien de souillé ne pourra entrer, verset 27.

v27 - Rien de souillé n’y pourra pénétrer, ni ceux qui commettent l’abomination et le mal, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau. - Le ciel nouveau et la terre nouvelle seront la demeure des justes, 2P 3 :12-13, les méchants n’entreront pas, Is 52 :1, 35 :8-10. Cela est en accord avec les enseignements de Paul que « les injustes n’hériteront pas du Royaume de Dieu », 1Cor 6 :9, Ga 5 :19. Seul, ceux qui lavent leurs robes auront le droit de pénétrer dans la cité, 22 :14, ceux qui sont lavés par le sang de Jésus. Ceux inscrits dans le livre de vie de l’Agneau, sont ceux qui ont triomphé, Ap 3 :5. Les anges se tiennent aux portes et aux remparts pour empêcher les impurs d’entrer dans la cité, 21 :12. Les disciples de l’Agneau, en contraste, ne se sont pas souillés, 14 :4-5, « Jamais leur bouche ne connut le mensonge : ils sont immaculés. »


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