Les sept sceaux (6 :1)

Après avoir pris le livre de la main de Dieu, et l’adoration de toute création, l’Agneau brise les sept sceaux pour révéler le contenu. Les sceaux, comme les trompettes, vont par groupe de quatre, deux et un. L’ouverture des quatre premiers sceaux est présentée par les quatre Vivants, chacun à son tour. Chaque Vivant révèle un cavalier, le quatrième cavalier résume les trois premiers. « Alors, on leur donna pouvoir sur le quart de la terre, pour exterminer par l’épée, par la faim, par la peste, et par les fauves de la terre » (Ap 6 :8). Le pouvoir de ces cavaliers est limité à un quart, avec les trompettes plus loin, il est limité à un tiers. Le cinquième sceau révèle ceux qui furent égorgés à cause de la parole de Dieu et leur témoignage, qui est l’église persécutée. Le sixième sceau révèle le jour du Seigneur, qui apporte la colère de l’Agneau sur la terre. L’ouverture du septième sceau révèle le silence. Le septième sceau résume l’histoire de l’humanité du point de vue du ciel et de l’église. Il y a la guerre, la famine, et la pestilence dans le monde et la persécution dans l’église. La fin viendra et apportera avec elle le terreur au monde, ceci explique sans doute le silence du septième sceau. La description de la révélation des sceaux est similaire aux signes de la fin de l’âge, décrits par Jésus dans Mt 24. Il y aura les guerres, les famines et les tremblements de terre (Mt 24 :6-8), la persécution (24 :9-144, les corps célestes sont ébranlés (Mt 24 :29) « Et alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme ; et alors toutes les races de la terre se frapperont la poitrine » (Mt 24 :30). Après l’ouverture des sept sceaux, on peut lire le livre roulé et on le découvre en plus de détail dans le chapitre 8. Les sept sceaux décrivent la tribulation qui est faite par l’homme (les guerres, famines et la persécution), mais tous sous le contrôle de Dieu. Les sept trompettes sont des désastres envoyés par Dieu dans le but de persuader l’homme de se repentir. Les sept coupes sont la colère finale de Dieu, versée sur l’homme impénitent. Le fait que c’est le Christ qui ouvre les sept sceaux, indique se souveraineté sur l’avenir.

Le premier sceau (6 :1)

Ap 6 :1 Et ma vision se poursuivit. Lorsque l’Agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j’entendis le premier des quatre Vivants crier comme d’une voix de tonnerre : « Viens ! » {2} Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur, et pour vaincre encore.

v1 - Et ma vision se poursuivit. Lorsque l’Agneau ouvrit le premier des sept sceaux - Jésus ouvre les sceaux suite à l’adoration de toute création et de l’église. Jean regarde avec anticipation l’Agneau qui ouvre le premier sceau. Il ouvre les sceaux mais pas le livre, l’ouverture des sceaux précède l’ouverture du livre. Jésus les ouvre pour nous permettre de voir l’histoire future (1 :1, 22 :6, 10). Dieu lui a confié la tâche de révéler l’avenir à Son église cf. 1 :1, « Le témoignage de Jésus, c’est l’esprit de prophétie » (19 :10). Il faut noter le fait que l’Agneau ouvre les sept sceaux, cela signifie qu’il contrôle les événement précisés par les sept sceaux. Cela devrait être un réconfort pour l’église.

v1 - j’entendis le premier de quatre Vivants crier comme d’une voix de tonnerre : « Viens ! » - Chacun des quatre Vivants présente les quatre premiers sceaux. La tonnerre souligne l’importance de la commande « Viens ! » et qui fait apparaître le premier cavalier. Notez que l’ouverture des sceaux n’est pas un acte passif, elle déclenche des événements.

v2 - Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur, et pour vaincre encore. - Le premier des quatre cavaliers de l’Apocalypse : cette image vient de Zacharie (Za 1 :8, 6 :1-8) où il y a quatre chariots tirés par des chevaux de couleurs différentes. Ceux-là sont les quatre esprits du ciel qui s’en vont sur toute la terre. Les quatre cavaliers prennent chacun une direction cardinale, c’est à dire, ils ont un effet sur le monde entier. Certains voient le cavalier sur le cheval blanc comme étant le même que Ap 19 :11, le Christ, voir Hendriksen. Mais cela n’est pas certain. Le cavalier de Ap 19 :11 tenait une épée, et celui-ci tient une arche. L’arche est peut être celle des Parthians, qui étaient les seuls archers à cheval du monde ancien. On lui donna une couronne, cela fait allusion au Christ qui possédait beaucoup de couronne (voir Ap 19 :12). Voir aussi le commentaire de 14 :14. La couronne est celle du vainqueur (grec, stephanos) et non pas la couronne royale (diadema). La couronne du vainqueur est appropriée pour celui qui s’en va vaincre. La couronne n’est pas semblable à celle de la Bête (13 :1) ni à celle portée par le Christ dans 19 :12. Dans ces deux exemples, on parle de la couronne royale (diadema), bien que le Fils de l’homme, dans 14 :14, porte la couronne du vainqueur.

Le quatrième cheval résume les trois précédents et représente le mal. Le premier cheval signifie le désir de la victoire, une cause commune de la guerre, et qui est représentée par le deuxième sceau. Le troisième sceau signifie la famine et le quatrième signifie la mort par l’épée, la famine, les pestilences et les fauves. On doit noter que, dans le sixième sceau, la colère de l’Agneau tombe sur les rois, les hauts personnages, les grands capitaines et les gens enrichis, entre autres, ceux qui sont responsables de la guerre. Ap 19 :18 décrit également les rois, les grands capitaines, les héros, les chevaux et les cavaliers et les autres, dont la chair est dévorée par les oiseaux qui volent au zénith. Les quatre chevaux couvrent les quatre directions, les quatre points cardinaux, ils sont en unisson, exactement comme les quatre premiers trompettes et les quatre coupes qui ont un effet sur toute la terre. Les quatre premiers sceaux sont présentés par les quatre Vivants, mais pas les suivants . Le premier cavalier représente la conquête, mais la couleur du cheval blanc pose des problèmes pour l’interpretation. Il se peut que Jean fait allusion à Za 1 :8, 6 :3, on il y a un cheval blanc. D’autres prétendent que le Christ ne peut être commandé par des êtres célestes, donc le cavalier doit signifier la conquête de la parole de Dieu (Mc 13 :10). Il faut voir, cependant, 14 :15, où on ordonne à quelqu’un « comme le fils d’homme » à moissonner. Il y a au moins un vers où une flèche est semblable à la parole de Dieu : « Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a abrité à l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois » (Is 49 :2).

Grimsrud prétend que le cheval blanc signifie l’art de la guerre triomphante, car les quatre cavaliers représentent la guerre et ses maux : la guerre, la tribulation, la famine et la peste, et fait l’observation suivante : « Le mot vaincre est employé à 11 reprises dans le livre pour faire allusion à la victoire par un témoin fidèle (une fois dans chacune des sept lettres, dans 5 5 de l’Agneau, et dans 12 :11 et 15 ;2 en parlant des serviteurs fidsèles). A trois reprises il concerne la victoire par la violence (ici, dans 11 :7 où la Bête tue les deux témoins, et 13 :7 lorsque la Bête guerroie contre les sanits et les vainc). Dans chaque passage, le Christ et ses fidèles vaincent par la mort. Satan et les pouvoirs du mal vaincent en tuant. »

Johnson identifie le cavalier sur le cheval blanc avec l’Antéchrist et ses puissances qui cherchent à vaincre les fidèles du Christ. Les quatre premiers sceaux représentent le conflit dirigé vers les chrétiens pour les éprouver (v10). Il continue en disant ce cette interprétation n’exclue pas le fait que les sceaux représentent également le jugement de l’humanité en général. Cependant, puisque le cinquième sceau souligne le cri des chrétiens martyrisés, on peut supposer que les quatre premiers sceaux parlent également de la persécution chrétienne. Chacun déclenche des événements qui séparent les croyances fausses des vraies. La destruction de Jérusalem est un bon exemple (Lc 21 :20). Le cheval blanc s’en va pour vaincre, et le jugement tombe sur l’incrédulité d’Israël (Lc 21 :22-23), au même temps, on met les croyants à l’épreuve pour séparer le bon grain de l’ivraie (cf. Lc 21 :12-19).

Il y ceux qui voient le premier cavalier comme la conquête en général, l’Antéchrist en particulier (Preacher’s Outline & Sermon Bible) et qui disent :

  1. Il est l’imposteur donc il apparaît en blanc (Mt 24 :5, 2 Th 2 :11)/
  2. La couronne qu’il porte n’est pas semblable à la couronne du Christ dans Ap 19. C’est la couronne du vainqueur (stephanos) et non pas la couronne royale (diadema), notez pourtant que celui « comme un Fils d’homme » assis sur une nuée, porte une couronne « stephanos » d’or, 14 :14.
  3. L’arche symbolise la victoire. Dans l’AT il symbolise le pouvoir militaire (Ps 46 :9, Jr 51 :51, Os 1 :5).
  4. Pour être logique, on doit placer ce cavalier en fonction des trois autres qui semblent destructeurs.
  5. Notez que ce cavalier possède déjà une arche, mais on lui donne la couronne et il s’en va vaincre, il est donc le faux du Christ.
  1. Ce cavalier possède une arche mais pas le Christ ; une arme de guerre ne fait pas partie de son être.
  2. On donne à ce cavalier une couronne mais pas au Christ ; Il fut couronné à travers l’éternité ou lors de son ascension.
  3. Ce cavalier s’en va vaincre, mais Christ vainc depuis toujours sur les coeurs des hommes. Du moment où on lui donne une couronne, ce cavalier s’en va vaincre (cf. la petite corne de Dn 7 ; L’homme impie, la Bête, et le seigneur de l’empire romain restauré d’Ap 13 ; l’abomination de la désolation de Mt 24 :15).

Cependant, interpréter le premier cavalier comme le Christ qui vainc les nations est plus en harmonie avec le livre en général. Si le cavalier représente le Christ alors la conquête est l’évangile. Les martyrs du cinquième sceau sont là suite à la persécution déclenchée à cause de la conquête de l’évangile. Hendriksen prétend que ce premier cavalier est le Christ, pour les raisons suivantes :

  1. Dans 5 :5, Christ est celui qui a triomphé.
  2. Le cheval est blanc, la couleur associée aux choses saintes et célestes, ex. la robe blanche, le nuage blanc, le trône blanc, le caillou blanc, etc. donc le cavalier ne peut être le diable ou l’Antéchrist.
  3. Le cavalier porte une couronne, qui correspond à 14 :14 où le Christ porte une couronne en or.
  4. Le mot vaincre ou triompher (grec nikao) fait allusion au Christ ou aux croyants (avec deux exceptions : 11 :7, 13 :7). Voir 3 :21b. Comparez Jn 16 :33 à Ap 3 :21b. Voir également Ap 5 :5 et 6 :2.
  5. Comparez le cavalier sur le cheval blanc avec celui du 19 :11. Ce deuxième est le Christ. Dans 5 :5, le Christ triomphe sur la croix, dans 6 :2 il triomphe par l’évangile, et dans 19 :11 il va vaincre le jour du jugement ce qui explique pourquoi il porte beaucoup de couronnes.
  6. L’image d’un Christ triomphant est en harmonie avec le but du livre, voir ci-dessous (v) et 1 :13, 2 :26,27, 3 :21, 5 :5, 6 :16, 11 :15, 12 :11, 14 :1, 14 :14, 17 :14, 19 :11. Notez surtout 17 :14 : « Ils mèneront campagne contre l’Agneau, et l’Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, avec les siens : les appelés, les choisis, les fidèles. »
  7. Le cavalier sur le cheval blanc de 6 :2 est en harmonie avec Mt 10 :34 lorsqu’il il dit qu’il ne vient pas apporter la paix sur terre, mais avec une épée, c’est à dire la persécution. Ce cavalier sur le cheval blanc est suivi par le cheval rouge-feu qui porte un épée, et le cinquième sceau voit les âmes des martyres sous l’autel.
  8. Comparez avec Ps 45 :3-5 voir également He 1 :8.
  9. Comparez avec Za 1 :8. Voir également Ha 3 :8,9 ; Is 41 :2.

Pour résumer le premier cavalier et ses rapports avec les autres sceaux, il existe quatre avis :

  1. Le premier cavalier signifie le désir pour la conquête et, en tant que tel, forme une partie intégrale des quatre cavaliers qui sont mauvais. Ils sont résumés dans le quatrième cavalier. La conquête apporte la guerre, la famine et la mort. Pourtant la couleur blanc est associée au Bien et peut signifier la victoire (Lenski), le cavalier porte la couronne de la victoire.
  2. Ce n’est qu’un pas pour dire que le cavalier est l’Antéchrist qui apporte le chaos et la misère dans le monde, comme illustré par le deuxième, troisième et quatrième cavaliers. Le cinquième sceau montre la persécution de chrétiens par l’Antéchrist, suivi par le sixième sceau qui représente la fin au retour du Christ.
  3. Le premier cavalier est le Christ qui vainc par le pouvoir de l’évangile et les autres sceaux (2 à 5) représentent les diverses formes de persécution qu’apporte la proclamation de l’évangile du premier sceau. Il est peut-être juste que Jésus, qui est le Principe et le Fin, apparaît sur un cheval blanc au début et à la fin des visions sur l’avenir.
  4. Le premier cavalier est la parole de Dieu (voir Lenski). Ceci est en harmonie avec le cavalier sur le cheval blanc de chapitre 19 qui s’appelle « la Parole de Dieu », avec Mt 24 :14 et l’interprétation de Matthieu des sceaux (voir notes à partir de 6 :8). On prêche l’évangile et, pendant cette période, il y a la guerre, la famine et la mort. Ce point de vue semble bien fondé si on regarde le but de l’APOCALYPSE, car la persécution à lieu à cause de la parole de Dieu, voir les martyrs du cinquième sceau qui sont tués pour la parole de Dieu (5 :9). Regardez les deux témoins qui furent tués à cause de leur prophéties (11 :7) et ceux décapités pour la parole de Dieu (20 :4). Dans Is 49 :2, le prophète Isaïe se compare à une flèche acérée caché dans le carquois de Dieu. Dans le contexte, qui fait allusion à sa bouche comme une épée tranchante, la flèche doit être la parole de Dieu. Notez que les armées du Seigneur, les saints, (voir 17 :14) comme le Christ, montent des chevaux blancs (19 :14). Enfin, notez que l’évangile s’en va sur la terre en direction des quatre points cardinaux, tout comme la guerre, la famine et la mort.

Le deuxième sceau (6 :3)

Ap 6 :3 Lorsqu’il ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième Vivant crier ; « Viens ! » {4} Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et de faire que l’on s’entr’égorgeât ; on lui donna une grande épée.

v4 - Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et de faire que l’on s’entr’égorgeât ; on lui donna une grande épée. - La guerre ou la persécution ? A la lumière de Mt 24 :6-7 et du quatrième cavalier, qui résume les trois autres, on se pencherait plutôt pour la guerre. Obliger les hommes à s’entre-tuer, ne pas les obliger à tuer les saints, à la lumière de la suite du livre l’auteur est tout à fait capable d’indiquer la persécution comme tel. Certains auteurs de commentaire citent l’écritures suivante pour soutenir la thèse de la persécution (Mt 10 :34) : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ». Comparez cela avec la sixième trompette (Ap 9 :15) ou un tiers de l’humanité fut exterminé par l’armée de cavaliers. La couleur rouge-feu correspond à sa mission de répandre le sang. L’épée est la courte épée romaine (machaira). Notez qu’on donna au cavalier le pouvoir de faire que l’on s’entre-tue, « on lui donna » indique l’accord de Dieu. Hendriksen maintient, avec conviction, que le massacre concerne les croyants et ne représente pas la guerre en général.

  1. Dans le contexte, la persécution suit le premier cheval qui est le Christ et l’évangile.
  2. Citation de Mt 10 :34, «Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (machaira).
  3. Le mot « s’entr’égorger » signifie le massacre des croyants, à l’exception de 13 :3, lorsque les têtes blessées à mort correspondent à la Bête, Cf. 1 Jn 3 :12 (Abel égorgé), Ap 5 :6, 5 :9, 5 :12 (l’Agneau), 6 :9 (les martyrs sous l’autel) , 13 :8 (l’Agneau), 18 :24 (les saints).
  4. A l’ouverture du cinquième sceau, on voit les âmes des saints égorgés, ce qui correspond au saints égorgés du deuxième sceau.
  5. Le « machaira » dans les écritures, fait allusion à l’épée de sacrifice comme avec le sacrifice d’Isaac.
  6. Le livre est destiné aux croyants qui se font massacrer, donc c’est la persécution et non pas la guerre qui est le sujet ici. A chaque fois qu’apparaît le cavalier sur le cheval blanc (Christ et l’évangile), le cavalier sur le cheval rouge-feu le suit (voir Mt 5 :10,11 ; Lc 21 :2 ; Ac 4 :1, 5 :17, etc.). Considérez Etienne, Paul, Publius et Polycarp, etc.  

Le troisième sceau (6 :5)

Ap 6 :5 Lorsqu’il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième Vivant crier : « Viens ! » Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval noir ; celui qui le montait tenait à la main une balance, {6} et j’entendis comme une voix, du milieu des quatre Vivants, qui disait : « Un litre de blé pour un denier, trois litres d’orge pour un denier ! Quant à l’huile et au vin, ne les gâche pas ! »

v5 Lorsqu’il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième Vivant crier : « Viens ! » Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval noir ; celui qui le montait tenait à la main une balance - La couleur noire pourrait signifier la végétation desséchée ou brûlée, voir Lm 5 :10. On utilise la balance pour peser les aliments (Ez 4 :16). La balance peut également représenter l’injustice, car le cavalier n’a effet que sur les pauvres.

v6 et j’entendis comme une voix, du milieu des quatre Vivants, qui disait : « Un litre de blé pour un denier, trois litres d’orge pour un denier ! Quant à l’huile et au vin, ne les gâche pas ! » - Ceci signifie une famine ou une pénurie. Un litre de blé est suffisant pour une personne mais pas assez pour toute une famille. Les aliments bon marché (l’orge) sont disponibles mais les aliments de luxe, tel l’huile et le vin , ne sont pas concernés. Les oliviers et les vignes ont les racines plus profondes et peuvent mieux supporter une sécheresse. Walvoord remarque que la famine est la suite de la guerre. Ceci est le cas aujourd’hui, ou nous, à l’ouest, avons les aliments de luxe en quantité tandis qu’au tiers monde il n’y a pas assez des aliments de base (la famine et la justice). Babylone est condamnée pour son luxe effréné (Ap 18 :3). Les marchands faisaient la commerce de l’huile, le vin et le blé (Ap 18 :13) mais on ne fait pas mention de l’orge car c’est la nourriture des pauvres. La famine précède la fin des temps, Mt 24 :7. La famine peut provoquer le déséquilibre politique, qui est souvent à l’origine de la guerre. Hendriksen maintient que les pauvres qui avaient tout juste les moyens d’acheter de l’orge étaient les chrétiens. On apprend sur la condition de vie des croyants à l’époque, on lisant l’APOCALYPSE :

  1. Les chrétiens ne pouvaient appartenir à des associations commerciales, qui impliquait manger des viandes immolées et la débauche (cf. Pergame et Thyatire) ils arrivaient difficilement donc à gagner leur vie.
  2. Ceux qui ne portaient pas la marque de la Bête n’avaient le droit ni d’acheter ni de vendre (13 :17).
  3. Les pauvres avaient plutôt tendance à se tourner vers la vie chrétienne (Jc 2 :5, cf. 1 Cor 1 :26).

Le deuxième et le troisième cavalier vont ensemble dans leur mission de persécution contre le peuple de Dieu. Ils propagent l’oppression, l’injustice et les privations économiques à travers des siècles de l’existence de l’église.

Le quatrième sceau (6 :7)

6 :7 Lorsqu’il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis le cri du quatrième Vivant : « Viens ! » {8} Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval verdâtre ; celui qui le montait, on le nomme : la Mort ; et l’Hadès le suivait. Alors, on leur donna pouvoir sur le quart de la terre, pour exterminer par l’épée, par la faim, par la peste, et par les fauves de la terres.

v8 - Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval verdâtre - Le cheval est de couleur verdâtre (grec chloras, l’origine du mot chlore ») comme un cadavre. Ce cheval résume le travail des trois autres, c’est à dire, tuer par l’épée, la famine et la peste, et les fauves de la terre. Ce vers ressemble à Ap 13 :10 ou on parle clairement de la persécution par la Bête sous forme de captivité et la mort par le glaive.

v8 - celui qui le montait, on le nomme : la Mort, et l’Hadès le suivait - Hadès est la demeure des esprits après la mort et suit toujours la mort. La Mort et Hadès sont personnifiés ici, comme dans Ap 20 :13. Mais Jésus a le pouvoir sur les deux, voir Ap 1 :18.

v8 - Alors, on leur donna pouvoir sur le quart de la terre, pour exterminer par l’épée, par la faim, par la peste, et par les fauves de la terre. - On leur donna pouvoir sur un quart de la terre, donc ce n’était pas un pouvoir universel, mais un pouvoir limité. Comparez avec les trompettes où un tiers de la terre sera touché, et le coupes où la terre entière sera touchée. Voir également le quatre sortes de destructeurs de Jr 15 :2, et les quatre jugements atroces d’Ez 5 :12,17, 14 :21 (dans le LXX le même mot « rhompia » est employé pour parler de l’épée). Notez qu’on leur donna pouvoir, ce qui indique la souveraineté de Dieu. Le mot « exterminer » ne signifie pas « s’entr’égorger » comme dans le deuxième sceau, l’épée ici est rhompia, pas machaira, c’est plutôt le glaive et fait allusion à la guerre en général (Hendriksen). Ces épreuves sont général en caractère et concernent toute l’humanité. Ils sont symboliques de la tribulation universelle qui touche les croyants et le reste du monde à travers cette dispense actuelle. Pour l’église, le Christ se sert des ces tribulations pour la sanctification de l’église et l’extension du royaume (Hendriksen), comparez avec Rm 8 :35.

Quelle est l’interprétation des quatre cavaliers ? Il n’y a pas d’interprétation facile, mais (selon Billy Graham) il y a une grande ressemblance avec Mt 24, surtout lorsqu’on regarde l’ouverture du cinquième sceau qui parle de la persécution des saints, et le sixième sceau qui est parallèle à Mt 24 :29. On peut considérer les sceaux de l’APOCALYPSE comme un commentaire et un approfondissement de Mt 24, qui est, lui, l’histoire du monde vu du ciel.

Cette partie, et le reste de l’APOCALYPSE est également un commentaire de Rm 8 :28-39.

Rm 8 :28 : Et nous savons qu’avec ceux qui l’aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu’il a appelés selon son dessein. {29} Car ceux que d’avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils, afin qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères ; {30} et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. {31} Que dire après cela ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? {32} Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais l’a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ? {33} Qui se fera l’accusateur de ceux que Dieu a élus ? C’est Dieu qui justifie. {34} Qui donc condamnera ? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je ? ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous ? {35} Qui nous séparera de l’amour du Christ, la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive, {36} selon le mot de l’Ecriture : A cause de toi, l’on nous met à mort tout le long du jour ; nous avons passé pour des brebis d’abattoir. {37} Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueur par celui qui nous a aimés. {38} Oui, j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, {39} ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. 

Les douleurs de l’enfantement (Mt 24 :8) - Ceci est un vers clef. Chez la femme, les douleurs deviennent plus rapprochés et plus intenses au fur et à mesure que la naissance approche, c’est à dire, les tremblements de terre, les guerres, les famines et les faux prophètes (à terminer par l’Antéchrist), suivis par le second avènement. Les visions dans l’APOCALYPSE deviennent plus détaillées, plus intenses au fur et à mesure que le livre progresse. Les sceaux sont donc le dévoilement du plan de Dieu pour l’église et l’histoire de l’humanité.

On peut se servir des quatre cavaliers pour montrer que le Christ est souverain sur les événements contemporains qui seraient familiers à Jean (Caird) :

AD 60 : Les tremblements de terre.
AD 62 : La défaite de l’armée romaine par Parthian Vologeses sur la frontière est.
AD 64 : La persécution des chrétiens suite à l’incendie de Rome.
AD 68 : Suicide de Néron, suivie par le chaos politique.
AD 70 : La guerre de quatre ans entre les juifs et les romains, et Jérusalem en ruines.
AD 79 : L’éruption de Vésuve qui a détruit Naples et apporta l’obscurité si étendu que les hommes craignaient l’arrivée de la fin du monde. Lorsque la poussière volcanique couvre le ciel la lune apparaît rouge.
AD 81-92 : Le règne de Domitien qui rend obligatoire l’adoration de l’empereur, la persécution.
AD 92 : La pénurie de graine.
AD 95 : L’écriture de l’APOCALYPSE.

Comme avec les sept trompettes et les sept coupes, les quatre premières touchent la terre, les trois suivantes ont une signification plus spirituelle. Elles concernent l’homme dans son esprit et son corps.

Le cinquième sceau (6 :9).

6 :9 Lorsqu’il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui furent égorgés pour la Parole de Dieu et le témoignage qu’ils avaient rendu. {10} Ils crièrent d’une voix puissante : « Jusques à quand, Maître saint et vrai, tarderas-tu à faire justice, à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ? » {11} Alors on leur donna à chacun une robe blanche en leur disant de patienter encore un peu, le temps que fussent au complet leurs compagnons de service et leurs frères qui doivent être mis à mort comme eux.

v9 - Lorsqu’il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui furent égorgés pour la Parole de Dieu et le témoignage qu’ils avaient rendu. - On a déjà vu l’Agneau « comme égorgé » (5 :6,9,12) maintenant on voit ceux qui Le suivent et qui sont égorgés à cause de la Parole de Dieu et leur témoignage cf. Smyrne et Antipas ( voir aussi 11 :7, 12 :11, 17 :6). Le même mot grec est employé pour égorgé (sphazo) en parlant du Christ et des martyrs. Plus loin on voit également les âmes de ceux qui furent décapités à cause de leur témoignage pour Jésus et la parole de Dieu (20 :4). L’ensemble des quatre sceaux est interrompu par l’image des martyrs car la mort des martyrs pourraient amener certains à se repentir (Caird). Cette scène est mise en place avant le sixième sceau et le jugement , avant qu’il ne soit trop tard pour se repentir. Voir également les deux témoins qui s’interposent entre la sixième et la septième trompette. Où est l’autel ? Il est devant le trône de Dieu au ciel (Ap 8 :3). Dans l’AT on versa du sang à la base de l’autel des holocaustes (Lv 4 :7). Cela indique que leur mort en martyr est considérée comme un sacrifice sur l’autel du ciel (cf. machaira du deuxième sceau). Ils avaient offert leur corps en sacrifice vivant, Rm 12 :1. Il vit leur âmes, ils étaient ainsi en vie, pour montrer que si l’homme détruit le corps, il ne peut détruire l’âme, Mt 10 :28.

v9 - égorgés pour la Parole de Dieu et le témoignage qu’ils avaient rendu. - C’est ici un des grands thèmes du livre : lorsque l’homme obéit à la parole de Dieu et témoigne de la vie de Jésus par ses paroles et sa conduite, la persécution suit. Le livre nous pousse à être fidèles jusqu’à'’ la mort pour vaincre des pouvoirs du mal et gagner la vie éternelle. Le mot grec pour martyr, martus, signifie « témoin ». Voir également Ap 11 :7 où les deux témoins, ayant fini leur témoignage, sont attaqués, vaincus et tués par la Bête de l’Abîme. La Bête guerroie contre les saints et les vainc, 13 :7 ; la Bête surgit de la terre tue tous ceux qui refusent d’adorer l’image de la Bête de la mer, 13 :5 ; et la femme (Babylone) est saoule du sang des martyrs, 17 :6. Ceux qui adorent la Bête et son image et sont marqués sur le front subiront le supplice du feu et du souffre pour l’éternité, 14 :9. Dans Ap 20 :4, on voit « les âmes de ceux qui furent décapités pour le témoignage de Jésus, et la Parole de Dieu, et tous ceux qui refusèrent d’adorer la Bête et son image, de se faire marquer sur le front ou sur la main; ». Cette persécution et ce calvaire concordent avec les paroles de Jésus dans Matthieu, « Alors on vous livrera aux tourments et on vous tuera », (Mt 24 :9), « Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamée dans le monde entier, en témoignage à la face de toutes les nations. Et alors viendra la fin » (Mt 24 :14), voir également Mt 10 :21, Mt 5 :11, Jn 15 :20. Le témoignage des martyrs, par leurs paroles, leur conduite et leur mort fait partie du plan de Dieu.

v10 - Ils crièrent d’une voix puissante : « Jusques à quand, Maître saint et vrai, tarderas-tu à faire justice, à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ? » - Ce cri apparaît à plusieurs reprises dans les écritures, Ps 79 :10, 119 :84. C’est Dieu qui vengera ses serviteurs, Dt 32 :43, Rm 12 :19. Le leur est un cri pour la justice, pas pour la vengeance, tout comme le sang d’Abel crie à Dieu pour justice, Gn 4 :10. La réponse à ce cri se trouve dans Ap 16 :5-7 lorsque le contenu de la troisième coupe est déversé comme punition pour le massacre des saints et prophètes, et dans Ap 19 :2 lorsqu’il condamne la grande prostituée « qui corrompait la terre par sa prostitution, et vengé sur elle le sang de ses serviteurs ». Voir aussi Ap 18 :24. Dans 19 :2 on retrouve le même mot grec pour venger : ekdikeo, cf. Lc 18 :3, Rm 12 :19, 2 Cor 10 :6.

v11 - Alors on leur donna à chacun une robe blanche en leur disant de patienter encore un peu, le temps que fussent au complet leurs compagnons de service et leurs frères qui doivent être mis à mort comme eux. - La robe blanche est la robe de justice, Is 61 :10, Ap 7 :13. L’idée « de patienter encore un peu, le temps que fussent au complet leurs compagnons de service et leurs frères qui doivent être mis à mort comme eux » est que la persécution est contrôlée par Dieu, il sait et a décidé du nombre à être tuer, tout comme il sait le nombre de cheveux sur leur tête. Un chiffre est déjà fixé, sous la volonté et la connaissance de Dieu, voir Ap 7 :4. Le NASB traduit par « se reposer » plutôt que « patienter ». Dans 14 :13, on nous dit « ils se reposent de leurs fatigues, car leurs oeuvres les accompagnent.» Le calvaire semble être un contretemps pour l’église, mais il est, en réalité, le progrès de l’évangile, donc le dicton célèbre de Tertullian : « le sang des martyrs est la semence de l’église » (Hughes).

Le sixième sceau (6 :12).

6 :12 Et ma vision se poursuivit. Lorsqu’il ouvrit le sixième sceau, alors il se fit un violent tremblement de terre, et le soleil devint noir comme une étoffe de crin, et la lune devint tout entière comme du sang, {13} et les astres du ciel s’abattirent sur la terre comme les figues avortées que projette un figuier tordu par la tempête, {14} et le ciel disparut comme un livre qu’on roule, et les monts et les îles s’arrachèrent de leur place ; {15} et les rois de la terre, et les hauts personnages, et les grands capitaines, et les gens enrichis, et les gens influents, et tous enfin, esclaves ou libres, ils allèrent se terrer dans les cavernes et parmi les rochers des montagnes,{16} disant aux montagnes et aux rochers : « Croulez sur nous et cachez-nous loin de Celui qui siège sur le trône et loin de la colère de l’Agneau. » {17} Car il est arrivé, le grand Jour de sa colère, et qui donc peut tenir ?

v12 - Et ma vision se poursuivit. Lorsqu’il ouvrit le sixième sceau, alors il se fit un violent tremblement de terre -

Un grand tremblement de terre annoncera la second avènement (Is 29 :6, Ez 38 :19, Za 14 :4).

D’autres exemples de tremblement de terre dans l’APOCALYPSE :

Le septième sceau, 8 :5.
Le deux témoins montent au ciel, 11 :13.
La septième trompette, 11 :19.
La septième coupe, 16 :18.

v12 - le soleil devint noir comme une étoffe de crin, et la lune devint tout entière comme du sang - Ce passage fait référence au second avènement du Christ et le jugement des nations, comme dans la prophétie de Joël 2 :30-31 et Mt 24 :29.

v13-14 - et les astres du ciel s’abattirent sur la terre comme les figues avortées que projette un figuier tordu par la tempête, et le ciel disparut comme un livre qu’on roule, et les monts et les îles s’arrachèrent de leur place ; - Une citation de Is 34 :4 voir également Ab 3 :6, et Mi 1 :4. Ces signes annoncent la fin de l’âge, Mt 24 :29, « le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées ». Il n’y a aucun doute que cela fait référence au second avènement du Messie. Notez les ressemblances avec la septième coupe, 16 :20, « Alors, toute l’île prit la fuite, et les montagnes disparurent. » Il y a une similitude avec le jour du jugement lorsque « Le ciel et la terre s’enfuirent de devant sa face sans laisser de traces » (20 :11. De la même manière, lors de son retour, le Christ « ferai frémir les cieux, et la terre tremblera sur ses bases, sous l’emportement de Yahvé Sabaot, le jour où s’allumera sa colère » (Is 13 :13).

v15 - et les rois de la terre, et les hauts personnages, et les grands capitaines, et les gens enrichis, et les gens influents, et tous enfin, esclaves ou libres, ils allèrent se terrer dans les cavernes et parmi les rochers des montagnes, - Il y a grande terreur, le jour du Seigneur touche tout homme, du plus haut au plus bas, voir également Ap 19 :17 et la description de ceux qui sont rassemblés pour le grand festin de Dieu, qui signifie le second avènement. Ils s’enfuient dans les cavernes des rochers pour échapper à sa colère, Is 2 :10, 19, 21, voir aussi Is 13 :6-8, 24 :21, 34 :12, So 1 :14. Cette description en sept part, s’étend sur chaque homme du plus puissant au plus petit.

v16 - disant aux montagnes et aux rochers : « Croulez sur nous et cachez-nous loin de Celui qui siège sur le trône et loin de la colère de l’Agneau. » - « et alors toutes les races de la terre se frapperont la poitrine ; et l’on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire » Mt 24 :30. Etre enterré par une montagne est préférable à être témoin de la colère de Dieu et l’Agneau, cité dans Os 10 :8. Voir aussi Is 2 :19-21. Dieu et l’Agneau sont liés tous les deux à la colère, voir également Ap 14 :10. Il y a une ressemblance avec ce que Jésus dit à la femme de Jérusalem lorsqu’on l’amène à la croix (Lc 23 :28-31), lorsqu’il fait allusion à la destruction de Jérusalem en AD 70, mais cela préfigure le dernier jour (voir Mt 24), il est clair d’après le contenu que, ici dans l’APOCALYPSE, on parle du dernier jour.

v17 - Car il est arrivé, le grand Jour de sa colère, et qui donc peut tenir ? - Lorsque Jésus revient, il reviendra dans la colère , cela sera « le grand jour de sa colère », Ps 110 :5, Is 13 :9, So 1 :14, Rm 2 :5. Cela sera un jour unique, (Za 14 :7). Malachie et Joël se posèrent la même question : Ml 3 :2 « Qui soutiendra le jour de son arrivée ? Qui restera droit quand il apparaîtra ? » Joël 12 :11, « car il est grand, le jour de Yahvé, très redoutable - et qui peut l’affronter ? » Dans Nahum, 1 :6, la réponse à « qui tiendrait devant son ardente colère ? » se trouve dans la section des 144,000 marqués, (voir 7 :9). Voir aussi 1 Th 1 :10, où Jésus nous sauve de la colère. La colère de Dieu apparaît également dans la septième trompette, Ap 11 :18 ; dans ceux qui adorent la Bête, 14 :10 ; la vendange de la vigne dans la cuve de la colère de Dieu, 14 :19 ; dans les sept coupes, 15 :1 ; la destruction de Babylone, 16 :19 ; le cavalier sur le cheval blanc, 19 :15.


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